Montpellier : 4 mois de prison ferme pour les menaces et les injures homophobes

Jeudi 6 août 2009 // Presse

Le Collectif Contre l’Homophobie (CCH) avait été informé d’une agression homophobe survenue dans la nuit du 3 au 4 août 2009 vers 3h du matin, à Montpellier dans le quartier des Arceaux, au niveau du Square Bir Hakeim.

Un trentenaire avait injurié et menacé plusieurs personnes avec un tesson de bouteilles, indiquant en substance qu’il allait débarrasser et nettoyer les lieux des pédés qui y viennent et vociférant des propos racistes contre l’une des victimes, originaire d’Afrique Noire.

Alertée par l’une des victimes, la Police Nationale avait arrêté et placé en garde à vue l’agresseur.

Suite à l’appel à témoins (ci-dessous) lancé hier par le Collectif Contre l’Homophobie, nous avons pu identifier 3 victimes des faits relatés.

Le mis en cause a été déféré hier, 5 août 2009, devant le tribunal correctionnel de Montpellier pour être jugé en comparution immédiate.

Les 3 victimes étaient présentes à l’audience ; elles avaient choisi de se défendre elles-mêmes et de ne pas se faire assister par un avocat.

Le mis en cause a peu ou prou reconnu les faits, variant des ses dépositions comme il l’avait fait pendant sa garde à vue qui fut particulièrement agitée (réitération de propos racistes et homophobes).

Niant avoir menacé ses victimes avec un tesson de bouteille, il a indiqué qu’il l’avait fait avec une pierre ; le tribunal a consisté que la nature de l’objet n’enlevait rien au fait qu’il s’agissait d’une arme par destination.

Le mis en cause est un SDF âgé de 28 ans avec un casier judiciaire particulièrement chargé : 6 condamnations plus ou moins lourdes prononcées par les tribunaux de St Nazaire (44) entre 2005 et 2008.

Le prévenu était sorti de prison le 24 octobre 2008 et était venu s’installer à Montpellier où il squattait dans des parcs publics. De fait il s’était soustrait à l’obligation de sursis avec mise à l’épreuve à laquelle il était astreint lors de sa libération.

Lors du réquisitoire le Procureur de la République a requis 5 mois de prison ferme avec mandat de dépôt à l’audience ; eu égard à l’insolvabilité du prévenu, les victimes n’ont pas demandé de dommages et intérêts.

Après en avoir délibéré, le tribunal correctionnel a condamné le prévenu à 4 mois de prison ferme avec mandat de dépôt à l’issue de l’audience.

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